Un appartement situé en étage présente un risque de cambriolage inférieur de 60 % par rapport à une maison individuelle, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. En 2023, près de trois quarts des effractions recensées concernent des maisons, alors que celles-ci représentent moins de la moitié des résidences principales en France.La majorité des intrusions se produisent en journée, mais une hausse marquée est observée pendant les vacances d’été et de fin d’année. Certaines configurations architecturales et habitudes de sécurité influencent fortement la probabilité d’être ciblé.
Maisons ou appartements : ce que révèlent les chiffres sur les risques de cambriolage
À la lecture des dernières données du ministère de l’Intérieur, la réalité s’impose : les maisons individuelles enregistrent une part bien supérieure des cambriolages en France. Près de 70 % des foyers victimes d’une effraction ou tentative habitaient une maison, alors que ce type de logement reste minoritaire parmi l’ensemble des résidences principales. Côté appartements, notamment à l’étage, le risque fond nettement, car les conditions d’accès sont plus contraignantes pour les intrus : voisins proches, entrées sécurisées, allées et venues dans les communs.
En croisant les statistiques publiques, le constat s’élargit : maisons isolées, à l’écart du voisinage ou désertées sur plusieurs jours, constituent des proies idéales. Leur environnement, jardin, garage, rez-de-chaussée ouvert, accroît la facilité d’approche et d’intrusion.
Plusieurs indicateurs résument l’état des lieux :
- 72 % des cambriolages ou tentatives concernent des maisons.
- Les appartements en étage voient leur taux d’effractions diminuer nettement.
La géographie pèse aussi. Zones peu urbaines, quartiers résidentiels à la périphérie, résidences secondaires désertées lors des vacances : le taux de cambriolage grimpe lorsque la surveillance se relâche. Les analyses du service statistique pointent la vulnérabilité des logements peu occupés, loin des zones densément habitées.
Pourquoi certaines maisons attirent-elles davantage les cambrioleurs ?
Le choix des cambrioleurs n’a rien d’arbitraire. Ils privilégient d’abord la discrétion, loin du regard des passants ou voisins. Une maison reculée de la route, dont les habitudes des habitants sont repérables, attire l’attention. Les chiffres des enquêtes sur le cadre de vie montrent combien l’accès facile, portail ouvert, absence d’alarme, éclairage défaillant, compte dans la décision de passer à l’acte.
La structure même du bien pèse dans la balance. Un plain-pied, plusieurs accès, peu de passages, s’avère plus vulnérable qu’un appartement derrière une porte sécurisée et un digicode. Les haies denses, censées protéger des regards extérieurs, font office de cachette temporaire pour les intrus. Contrairement à certaines idées reçues, l’effraction se produit généralement en journée, parfois en quelques minutes à peine.
On retrouve ainsi des signaux qui alertent particulièrement les malfaiteurs :
- Annonce d’une absence prolongée, même indirecte
- Quartier où peu de monde circule, notamment durant les vacances
- Boîte aux lettres débordante ou stores fermés plusieurs jours de suite
Le phénomène concerne autant la périphérie urbaine que les zones rurales. Les quartiers pavillonnaires, faussement paisibles, figurent souvent dans les statistiques de tentatives ou d’effractions. La réaction du voisinage, la souplesse des habitudes horaires et la mise en place de quelques barrières physiques font déjà hésiter les rôdeurs.
Périodes sensibles et gestes simples pour limiter les risques chez soi
Les cambriolages connaissent des pics réguliers durant l’été, les congés scolaires et la période des fêtes de fin d’année. Les maisons laissées inoccupées plusieurs jours font office de cible de prédilection. Les heures les plus propices ? L’après-midi, souvent entre 14h et 17h, ainsi que la nuit quand aucune lumière n’atteste d’une présence.
Améliorer la sécurité au quotidien n’implique pas de chambouler son mode de vie. Quelques précautions font basculer la balance : installer une alarme, prêter attention à la discrétion de ses habitudes, demander l’œil d’un voisin de confiance, ranger tout ce qui peut aider à grimper ou forcer une ouverture, vider régulièrement la boîte aux lettres. Ces actions, cumulées, compliquent déjà la tâche aux intrus.
Pour limiter l’exposition, certains gestes pratiques sont à adopter :
- Mettez en place des minuteries ou programmateurs pour éclairer différentes pièces, même en votre absence
- Veillez à verrouiller portes, fenêtres, portails, et pas seulement pour de longues absences
- Évitez de signaler publiquement vos départs ou absences sur les réseaux sociaux
La sécurité domestique tient rarement à une unique solution miracle. C’est la combinaison de petites routines vigilantes et de matières techniques adaptées au logement qui permet de réduire franchement la probabilité d’être victime d’un cambriolage. Lorsque la réactivité est au rendez-vous, que ce soit par des voisins solidaires ou une alerte électronique, l’effraction s’arrête souvent avant de produire des dégâts graves. Plus que jamais, la vigilance collective fait la différence.


