Consommation élevée d’électricité par les cafetières : mythe ou réalité

3 % : voilà la part que peut représenter une cafetière dans la facture d’électricité d’un foyer français équipé normalement. Ce chiffre, souvent relégué au second plan, en dit pourtant long sur les habitudes invisibles qui pèsent sur notre consommation. Certains modèles, plus gourmands en veille que lorsqu’ils chauffent, forcent à revoir nos certitudes. Il n’est pas rare qu’une cafetière à dosettes affiche, sur l’instant, plus de watts qu’un réfrigérateur entier. La question n’est donc pas simplement de savourer un café, mais de mesurer ce qu’il coûte, à la tasse comme à l’année.

Entre modèles, options et habitudes d’utilisation, chaque détail compte dans le calcul de l’addition énergétique. Les tests menés par l’Ademe et l’UFC-Que Choisir dévoilent des écarts impressionnants : d’une machine à l’autre, la dépense peut tripler. Autant dire que le choix du modèle et la façon de s’en servir ne sont jamais neutres.

Machines à café : quelle place occupent-elles vraiment sur votre facture d’électricité ?

Regardons la place réelle qu’occupent les machines à café sur la facture d’électricité d’un ménage équipé d’appareils électroménagers standards. Selon l’Ademe, une cafetière électrique utilisée chaque jour engloutit entre 35 et 70 kWh par an. Cette dépense reste inférieure à 2 % de la note globale, loin derrière les postes majeurs comme le chauffage, le frigo ou la machine à laver.

Mais la diversité des machines change la donne. Les modèles expresso affichent parfois 1200 watts, là où une cafetière filtre tourne autour de 800. Pourtant, la puissance seule ne fait pas tout : ce sont la fréquence d’utilisation et le temps de chauffe qui tirent la consommation vers le haut. Et attention à la veille automatique, discrète mais loin d’être anodine : jusqu’à 40 % de la dépense annuelle de la cafetière s’y joue, d’après l’Ademe.

Voici un aperçu des écarts selon les modèles :

  • Puissance affichée : entre 800 et 1400 W selon l’appareil
  • Consommation annuelle : de 35 à 70 kWh
  • Impact sur la facture : moins de 20 € par an au tarif réglementé

La consommation d’une machine à café garde donc des proportions raisonnables, surtout si on la compare aux autres équipements électriques du foyer. Cela dit, un usage intensif ou l’absence de coupure automatique peut faire grimper la note sans que l’on s’en aperçoive. Ce sont surtout la veille et les fonctions de maintien au chaud qui méritent plus d’attention, car elles plombent le bilan sans bruit.

Veille, usage quotidien, modèles : démêler le vrai du faux sur la consommation des cafetières

La consommation des cafetières continue d’alimenter les discussions : entre croyances et données chiffrées, le débat reste ouvert. Les machines expresso récentes affichent souvent 1200 watts, mais leur utilisation reste brève, limitant l’impact réel sur la facture. Là où le bât blesse, c’est sur la veille : ce mode discret absorbe parfois près de la moitié de la consommation annuelle de l’appareil.

Le type de machine change aussi la donne. Les cafetières à filtre, moins complexes, consomment généralement moins que les modèles à capsules ou à broyeur. Les machines à café en grains, appréciées pour leur qualité, demandent davantage d’énergie, notamment pour le broyage et la pression.

Pour mettre ces différences en perspective, voici quelques ordres de grandeur :

  • Un modèle filtre standard : environ 800 W
  • Expresso ou à capsules : entre 1000 et 1400 W
  • Consommation annuelle d’une machine : 35 à 70 kWh

La fréquence des usages compte autant, voire plus, que la puissance affichée. Préparer plusieurs cafés d’affilée, activer la fonction maintien au chaud, multiplier les mises en route : tous ces gestes pèsent sur le total. Les machines dotées d’une coupure automatique limitent le gaspillage. Miser sur une faible consommation en veille permet de profiter de sa pause sans alourdir la facture énergétique.

Jeune homme branchant une cafetière électrique dans un appartement

Des gestes simples et des choix éclairés pour réduire l’impact énergétique de votre pause café

Réconcilier plaisir du café et maîtrise de la dépense électrique, c’est à portée de main. La machine à café n’est pas un ogre énergétique, mais certaines habitudes l’alourdissent : maintien au chaud prolongé, veille inutile, allumages multiples… Ces petits réflexes s’additionnent, et la note grimpe en silence.

Quelques gestes suffisent à reprendre la main : débrancher la machine après usage ou choisir un modèle avec arrêt automatique. Préparer plusieurs tasses d’un coup plutôt que de relancer la machine à chaque envie, c’est aussi limiter le gaspillage. L’Ademe recommande d’ailleurs de réduire l’usage du maintien au chaud, souvent superflu.

Pour aller plus loin, pensez à ces leviers d’action :

  • Choisissez une machine à café sobre en énergie, avec une veille très basse ou inexistante
  • Utilisez de l’eau à température ambiante pour accélérer la chauffe
  • Entretenez régulièrement l’appareil : un équipement entartré devient plus gourmand en électricité

Le prix du kilowattheure évolue, les comportements suivent. Les cafetières à filtre, peu gourmandes, séduisent pour leur simplicité. Les machines à capsules exigent une attention particulière à la gestion de la veille. Avant d’acheter, prenez le temps d’examiner la consommation annuelle en kWh indiquée sur l’étiquette. Ce simple réflexe ancre la pause café dans une démarche responsable, loin des idées reçues sur la dépense énergétique des appareils domestiques. Préparer son café, c’est aussi choisir la façon dont on consomme l’énergie, tasse après tasse, geste après geste.

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